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Écrits mystiques

Écrits mystiques est un blog qui vise à la découverte de la grande littérature mystique chrétienne par le biais d’études littéraires. Il est, en effet, enrichissant d’appliquer à ces écrits les méthodes-mêmes de la critique littéraire moderne : détermination de genres littéraires, étude structurale des textes… Le retour au texte paraît essentiel pour, à la fois, apprécier l’écrit littéraire et se démarquer d’autres types d’approche. Enfin l’héritage culturel de ces textes dans le domaine artistique jusqu’à l’époque contemporaine est aussi à découvrir. Cette démarche vise à une mise en valeur et en écho du texte par lui-même

Vision 6 à 9 Livre III du Scivias d’Hildegard von Bingen

La 6e vision du troisième livre du Scivias introduit à la présentation centrale de ce livre, la « Trinité », représentée par une colonne. Hildegard von Bingen détaille, en effet, toute l’architecture de la Jérusalem céleste, édifice de pierre, orné de colonnes, de balustrades, et de tours. Les habitants sont les prophètes, apôtres, saints et martyrs, et les allégories des Vertus. Cependant, chaque vision est une leçon de théologie, dispensée par la voix du Très-Haut.

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Livre III du Scivias d’Hildegard von Bingen : accomplissement du salut et place des vertus dans la construction de la Jérusalem céleste

La troisième partie III du Scivias, avec treize visions, est plus longue que les deux premières parties. Les douze premières Visions décrivent le Royaume de Dieu, symbolisé par la Jérusalem Céleste. Ce Royaume se réalise grâce à la sanctification, et la lutte victorieuse du bien sur le mal. L’ultime vision comprend 14 chants antiphonés, ainsi qu'une partie du drame musical qui a été plus tard publié sous le titre "Ordo Virtutum".

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Visions 6e et 7e du Livre II du Scivias d’Hildegard von Bingen

Nous sommes maintenant à la moitié du Scivias, à la jonction entre le Livre II et le Livre III. C’est là qu’Hildegard von Bingen évoque le sacrifice du Christ et l’Eglise, l’institution du sacrement eucharistique, qui tient une place fondamentale dans ses visions, comme dans son Traité du sacrement de l’autel.

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Quatrième et cinquième vision du Livre II du Scivias d’Hildegard von Bingen : l’Esprit dans l’Eglise et le corps mystique du Christ

Les dernières visions du Livre II du Scivias envisagent toute l’œuvre de salut de la Trinité à travers les sacrements dispensés par l’Eglise sous le souffle de l’Esprit-Saint. La quatrième vision reprend ainsi les sacrements de l’initiation : le baptême et la confirmation. Le point d’orgue se situe à la cinquième vision, avec le corps mystique du Christ qu’est l’Eglise.

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Vision 3ème du Livre II du Scivias d’Hildegard von Bingen : l’Eglise et l’eau baptismale

La troisième vision du Livre II montre que le salut apporté à tout homme par le Christ-Sauveur s’opère, à l’intérieur de l’Eglise, par le Baptême. L’Eglise est symbolisée par « une femme d’une taille aussi grande que celle d’une cité (…). Elle représente l’Epouse de (mon) Fils qui, sans cesse, engendre des fils par la régénération de l’Esprit et de l’eau ».

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Vision seconde du Livre II du Scivias d’Hildegard von Bingen : la Trinité

Dans la seconde vision du Livre II du Scivias, Hildegard von Bingen tente de dévoiler le mystère de la Trinité par l’image d’une infusion lumineuse. Observons les deux cercles concentriques de cette miniature… A l’intérieur du cercle doré apparaît une silhouette d’homme d’un bleu saphir. C’est le Christ-Rédempteur, qui fait un avec le Père et le Saint-Esprit.

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Vision 1ère Livre II du Scivias d’Hildegard von Bingen, le Rédempteur (der Löser)

Le premier Livre du Scivias portait sur les thèmes de la création et de la chute, en six visions. Le second Livre évoque, en sept visions, le salut par le Christ Rédempteur, l’Eglise et les Sacrements. Il semble que la miniature illustrant la vision première du Livre II soit la synthèse de tous ces thèmes. Création, Chute, devenir de l’homme et Rédemption sont ici rassemblés en une seule image.

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Scivias, Vision 6e d’Hildegard von Bingen, le Chœur des anges

Le sommaire de la Vision 6e d’Hildegard von Bingen, le Chœur des anges, va nous guider pour découvrir la hiérarchie céleste et l’harmonie de la création angélique. Cette vision béatifique est inspirée par l’ouvrage du Pseudo-Denys l’Aréopagite et par Jean Chrysostome. Rappelons aussi la place de la musique dans la liturgie bénédictine et l’œuvre musicale d’Hildegard.

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Vision 5e du Scivias d’Hildegard von Bingen: De la Synagogue, mère de l'Incarnation du Fils de Dieu

La femme, représentée sur la miniature de la 5e vision, est l’image traditionnelle de la foi juive, de la synagogue, donnée, au Moyen Age, par l’Eglise ; les yeux fermés ou bandés signifient que « la Synagogue n’a pas regardé vers la vraie lumière », n’a pas reconnu le salut. Ainsi la vision 5e est basée sur une antithèse et un parallèle entre Judaïsme et Christianisme. Cependant, cette vision d’Hildegard est remplie d’espoir : c’est ce qu’annonce le sommaire « De la Synagogue, mère de l’Incarnation du Fils de Dieu». Que signifie cette formule ?

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Vision quatrième du Scivias d’Hildegard von Bingen

La quatrième vision du Scivias parle de la création de l’âme, de sa croissance et du choix libre qui lui est laissé. La miniature qui rend compte de cette vision de l’Humanité et de la Vie est composée de six vignettes : une grande, à gauche, et cinq petites, à droite.

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Troisième vision du Scivias, 1ère partie, d’Hildegard von Bingen : Dieu, le Cosmos et l’Humanité

SOMMAIRE: « Que, par les choses visibles et temporelles, les invisibles et les éternelles sont manifestées (Nicht nur das Sichtbare und Zeiliche tut Gott durch seine Schöpfung kund, sondern auch das Unsichtbare) » Scivias, I, 3, 1. La troisième vision du Scivias d’Hildegard von Bingen s’articule en quatre parties : la vision cosmique, son interprétation symbolique, la mise en garde contre Satan, la victoire du Christ sur le Mal.

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Vision seconde du Scivias d’Hildegard von Bingen : der Sündenfall (la Chute de l’Ange)

Le sommaire de la Vision seconde résume le dessin de l’enluminure du Scivias « - Que les anges bienheureux, nullement incités par aucune excitation d'injustice, ne se séparèrent pas de l'amour et de la louange de Dieu. - Que Lucifer considérant la beauté et l'éclat de sa force s'enorgueillit ; et c'est pourquoi avec ceux qui l'imitèrent, il fut précipité de la gloire céleste. »

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Vision première du Scivias d'Hildegard von Bingen

Dans la préface au Scivias, Hildegard von Bingen relate son expérience précoce des visions qui remontent à l’âge de cinq ans. Cependant, elle n’accepte d’en entreprendre la rédaction qu’âgée de 42 ans, « car, jusqu'au temps où Dieu voulut, par sa grâce, que ces visions fussent découvertes, je me cachai dans le silence. » Dans le livre 1 du Scivias, elle décrit, puis interprète successivement ses six premières visions.

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Structure du Scivias (Connais les voies) d’Hildegard von Bingen

Le Scivias est le premier ouvrage, rédigé sur dix années par Hildegard von Bingen, entre 1141 et 1151, décrivant 26 visions mystiques et illustré de 35 miniatures. Le titre Scivias est un abrégé de l'expression latine Sci vias Domini (« Apprends à connaître les voies du Seigneur »). Chaque vision est une révélation progressive et fulgurante du Mystère de Dieu :

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Hildegard von Bingen (1098-1179) : sa vie et son oeuvre

Hildegard von Bingen est née le 16 septembre 1098 à Bermersheim (Hesse), en Allemagne, et décédée, à 81 ans, le 17 septembre 1179 à Rupertsberg (près de Bingen). Religieuse bénédictine devenue abbesse, elle fut une mystique et une musicienne. Sa correspondance avec les empereurs, rois, reines et papes de son époque nous laisse en possession de 390 de ses lettres. Hildegard composa 77 pièces liturgiques, dont certaines ont été enregistrées récemment par des ensembles de musique médiévale. Elle laisse une œuvre musicale, littéraire et spirituelle d’une grande qualité et originalité. En octobre 2012, elle a été déclarée « Docteur de l’Eglise ».

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Autobiographie spirituelle dans le Livre de Lamentation de Grégoire de Narek

Grégoire de Narek a été formé à ce qu’on appelle, en Arménie, l’Ecole de Narek, école monastique influencée par l’inventeur de l’alphabet arménien, le moine ascète Mesrop Machtots (361-439). Cette Ecole enseigne aussi le don des larmes et l’art de parler à Dieu. Mesrop est le créateur, en 405, de l’alphabet arménien. Il s’agit pour lui de traduire la Bible et les textes liturgiques pour les rendre accessibles aux Arméniens et lutter contre les pressions des autres courants spirituels (hellénisation, zoroastrisme…).

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Ténèbres et Lumière dans le Livre de Lamentation de Grégoire de Narek

Les lieux ténébreux des enfers hantent le Livre de Lamentation, mais la descente du Christ aux enfers illumine les âmes endormies dans la mort qu’Il nourrit du Pain de Vie, Corps glorifié de sa Résurrection:

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Thérapie de l’âme dans le Livre de Lamentation de Grégoire de Narek

Au Seuil de son ouvrage, Grégoire de Narek évoque son dessein d’instaurer une thérapie pour l’âme pécheresse. La confession sincère des péchés permet ainsi de trouver « baume, remède et guérison » aux maux de l’âme :

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L’armure spirituelle dans le Livre de Lamentation de Grégoire de Narek

Lorsque le prêtre arménien revêt ses vêtements liturgiques avant de célébrer le mystère eucharistique, il les compare, dans sa prière, aux pièces d’une armure spirituelle, reprenant les termes de Saint Paul, dans l’Epître aux Éphésiens, au chapitre 6, 10-20 :

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Le bestiaire biblique du Livre de Lamentation de Grégoire de Narek

La symbolique animale est présente dans toutes les civilisations, mais l’interprétation des ces figures animales peut différer selon les cultures. Dans la Bible, quelques animaux vont prendre une valeur toute particulière. Par une série d’antithèses, Grigor nous présente une foule mêlée d’animaux innocents ou nuisibles, à l’image des saints ou des pécheurs qui se côtoient. Personne n’est assuré de son salut, c’est pourquoi la prière des uns pour les autres prélude à la communion des saints. Contraste de couleurs entre les « noirs corbeaux » et les « taches blanches » des colombes. Contraste entre l’impétuosité des chevaux ou la férocité des chiens et les mœurs paisibles des brebis ou le sens du sacrifice des agneaux :

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Le genre littéraire des lamentations

Les lamentations appartiennent aux rites funéraires de tous les peuples, que ce soit les Egyptiens ou les Grecs anciens. On se souvient, au chapitre XVIII de l’Iliade d’Homère, de la « plainte terrible » et des pleurs d’Achille à la mort de son ami Patrocle, tué par Hector, lors de la guerre de Troie. Aussitôt, du fond des abîmes marins, le chœur des Néréides entonne des chants funèbres, des thrènes. Les cortèges de pleureuses accompagnent toujours les funérailles antiques. Grégoire de Narek s’inspire de la poésie orale populaire des pleureuses, la christianise et introduit pour la première fois, dans la poésie arménienne, la rime. La répétition lancinante de sons aigus rend la plainte plus déchirante.

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Mémorial du Livre de Lamentation de Grégoire de Narek

Le "Livre de Lamentation" de Grégoire de Narek se clôt par un Mémorial qui nous renseigne sur les circonstances de la rédaction de cet ouvrage de 10.000 vers, sur sa composition, son rédacteur et ses destinataires. Il s’achève par une demande de prière.

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Fin du livre III qui clôt le Livre de Lamentation de Grégoire de Narek

La fin du livre III se poursuit par la prière pour les morts, afin qu’arrive « l’aurore qui présage la guérison des âmes ». Le moine veilleur intercède pour les pécheurs endurcis, aveugles ou imprévoyants, afin qu’aucun ne se perde :

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Livre III du Livre de Lamentation de Grégoire de Narek : au seuil de l’invisible, dans le sanctuaire

Le premier chapitre du livre III est composé de deux parties : l’affirmation de foi dans les trois personnes de la Trinité et l’éloge de l’Eglise, à la fois bâtiment de pierre et temple spirituel.

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Livre II du Livre de Lamentation de Grégoire de Narek

Nous abordons maintenant le livre II du Livre de Lamentation de Grégoire de Narek. Rappelons la composition de l’ouvrage: le livre I a mené au seuil des pénitents, dans le narthex (ou gawit’), le livre II conduit le fidèle au pied de l’autel, dans l’église (ou tacar), le livre III introduit au seuil de l’invisible, dans le sanctuaire (ou xoran). Ainsi ce livre a la structure-même de l’église arménienne. Le pécheur repenti (I) participe à la vie de l’Eglise (II) et contemple le mystère des fins dernières (III).

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Livre I du Livre de Lamentation de Grégoire de Narek : vers les promesses de guérison

Après avoir montré comment les trois vertus théologales (la Foi, l’Espérance et la Charité) viennent au secours du pécheur, Grégoire de Narek conduit son lecteur vers les promesses de guérison. En effet, la miséricorde de Dieu est toute puissante et recourt aux moyens les plus imprévus.

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Livre I du Livre de Lamentation de Grégoire de Narek : vers une confession lucide.

Dans ces chapitres du Livre I du Livre de Lamentation, Grégoire de Narek montre à son lecteur l’ordre et l’implication mutuelle des trois vertus théologales, la foi, l’espérance et la charité, au secours du pécheur. Deux paraboles évangéliques illustrent cet amour trinitaire.

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Livre I du Livre de Lamentation de Grégoire de Narek

Le traducteur des œuvres de Grégoire de Narek, Jean-Pierre Mahé, membre de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, montre la place du Livre de Lamentation dans la dévotion populaire : « Le toponyme de Narek est devenu le nom propre de l’œuvre (…). Depuis près d’un millénaire, l’œuvre de Grigor a accompagné les fidèles de sa nation dans toutes les circonstances de leur vie. On déposait le Narek sur l’autel paroissial, au même titre que l’Evangile ; on le lisait au chevet des malades. Si l’on partait pour un lointain voyage, on en recopiait quelques lignes (…). Certains pénitents copiaient le Narek pour confesser leurs péchés. Bref, ça a été vraiment le guide spirituel des Arméniens pendant plus de 1000 ans et jusqu’à aujourd’hui, bien entendu. »

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L’architecture du Livre de Lamentation de Grégoire de Narek

Grégoire de Narek a composé un recueil de 95 poèmes-prières sur plus d’une dizaine d’années, mais il a donné à ce Livre de Lamentation une cohérence interne. Il dit lui-même que son ouvrage est « constitué comme un prodigieux édifice ». C’est pourquoi Pierre Mahé, traducteur de son œuvre, a suggéré une division de l’oeuvre en trois livres, qu’il intitule « l’Architecture du sanctuaire » : le Livre I Au seuil des pénitents : dans le narthex (ou gawit’), le Livre II Au pied de l’autel : dans l’église (ou tacar), le Livre III Au seuil de l’invisible : dans le sanctuaire (ou xoran).

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Grégoire de Narek (951-1003), moine, poète et docteur de l’Eglise

L’année 2015 a été marquée par la commémoration du centenaire du génocide arménien et par l’hommage rendu aux victimes. A cette occasion, le pape François a célébré une messe et proclamé Saint-Grégoire de Narek, docteur de l’Eglise. La spiritualité de ce moine arménien a fortement marqué le christianisme oriental, et sa reconnaissance s’étend désormais à l’Église universelle.

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Iconographie de Saint Ignace de Loyola

« Jésus communique un rayon de lumière au cœur d'Ignace, qui le transmet aux régions les plus éloignées des quatre parties du monde. J'ai représenté celles-ci aux quatre coins de la voûte » Andrea Pozzo, lettre au prince du Liechtenstein.

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Le Récit du Pèlerin, autobiographie d’Ignace de Loyola, Chapitre VII Jérusalem ou Rome

Nous abordons le dernier chapitre du Récit du Pèlerin, les années 1535 à 1538. Ignace de Loyola laisse le lecteur au seuil de la fondation de la Compagnie de Jésus en 1540.

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Le Récit du Pèlerin d’Ignace de Loyola Chapitre VI L’université de Paris (février 1528-avril 1535)

Poursuivez votre découverte de la vie d'Ignace de Loyola grâce à Martine Petrini-Poli qui vous propose, tous les quinze jours, d'explorer un nouveau chapitre de son autobiographie : Le Récit du Pèlerin. Aujourd'hui, entrons au cœur du chapitre VI !

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Le Récit du Pèlerin d’Ignace de Loyola, Chapitre V Premières études (1524-1527)

Poursuivez votre découverte de la vie d'Ignace de Loyola grâce à Martine Petrini-Poli qui vous propose, tous les quinze jours, d'explorer un nouveau chapitre de son autobiographie : Le Récit du Pèlerin. Aujourd'hui, entrons au cœur du chapitre V !

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Le Récit du Pèlerin, autobiographie d’Ignace de Loyola : Chapitre IV Le pèlerin de Jérusalem (février 1523 - Carême 1524)

Nous pouvons dégager du chapitre 3 « Manrèse », cœur mystique du Récit du Pèlerin, des éléments de la spiritualité ignatienne : exaltation mystique qui peut suivre une lassitude dans l’oraison, difficulté à décrire son expérience mystique et désir d’écriture, discernement des esprits (divin et malin), recherche de confesseurs et d’entretiens spirituels, apprentissage de la docilité à l’Esprit-Saint, et surtout spiritualité fondée sur les sacrements et élan missionnaire. On est d’ailleurs frappé de la similitude d’expérience avec celle de Thérèse d’Avila.

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Le Récit du Pèlerin, autobiographie d’Ignace de Loyola : chapitre III

Le chapitre III du récit du Pèlerin est composé de cinq chapitres et il nous dévoile l’expérience spirituelle fondamentale de Manrèse, où Ignace de Loyola séjourne un an, plus longtemps qu’il ne le souhaitait. Ignace a, en effet, hâte de se rendre à Jérusalem, mais il veut d’abord gagner Rome pour obtenir la bénédiction papale. Cependant la peste interdit l’accès de Barcelone. Cette année à Manrèse (en Catalogne) est le temps nécessaire pour qu’Ignace se mette à « l’école de Dieu ».

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Le Récit du Pèlerin, autobiographie d’Ignace de Loyola : chapitre II

Le Chapitre II du Récit du Pèlerin est intitulé « Le chevalier de Dieu » et porte sur l’année 1522. Il est composé de deux chapitres « L’honneur de Notre-Dame » et « Les armes de Jésus-Christ ».

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Le Récit du Pèlerin, autobiographie d’Ignace de Loyola : chapitre I

Le Récit du Pèlerin est le testament spirituel d’Ignace de Loyola. A la demande de ses compagnons et pressé par son secrétaire, le Père Nadal, quatre ans durant, Ignace finit par accepter de consigner son expérience spirituelle par écrit. Ignace va ainsi entreprendre, entre 1553 et 1556, date de sa mort, le récit de sa vie auprès du Père Gonçalves da Camara. Celui-ci commence la rédaction à Rome, puis la poursuit à Gênes, il rédige en espagnol et en italien, selon les secrétaires dont il dispose, jusqu’à ce que le Père Annibal de Coudret traduise ce récit en latin. Le Récit du pèlerin éclaire la lecture des Exercices Spirituels, car il en est la source vive. Cette autobiographie spirituelle est aussi une relecture de la vie et de l’expérience d’Ignace, comme les Exercices préconisent de la pratiquer.

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La Méditation baroque sur la mort chez Juan Valdès Leal et les œuvres de Miséricorde ou de Charité

Juan Valdès Leal est un peintre baroque qui va illustrer la vie d’Ignace de Loyola entre 1674 et 1676, et qui est aussi connu par ses tableaux macabres représentant la Mort à l’œuvre dans le monde, Finis Gloriae Mundi (Fin de la Gloire terrestre) et In ictu oculi (En un clin d’oeil). Il s’agit d’un vaste programme iconographique réalisé pour l’Hôpital de la Charité de Séville, fondé par Miguel de Manara, auquel vont participer trois artistes, les peintres Leal et Murillo, et le sculpteur, Pedro Roldan. Le thème global est celui de la voie du salut par la charité chrétienne. L’intention théologique est de montrer, dans ce courant de la Contre Réforme, l’importance du salut par les œuvres.

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La Méditation sur la mort dans les Exercices Spirituels de Saint Ignace de Loyola

Pour comprendre la méditation sur la mort présente dans les Exercices spirituels d’Ignace de Loyola, il faut se souvenir du principe ignacien de composition des lieux : il s’agit donc de se mettre en scène à « l’article de la mort » ou au jour du Jugement, et d’examiner sa conduite.

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De la soumission à l'Église dans les Exercices spirituels d’Ignace de Loyola

A la suite des quatre semaines d’Exercices spirituels, Ignace de Loyola donne ses conseils sur la distribution des aumônes (§337 à 344), puis sur les scrupules (§345 à 351) avant d’évoquer la soumission à l’Eglise (§352 à 370). Il énonce alors 18 « Règles à suivre pour ne nous écarter jamais des véritables sentiments que nous devons avoir dans l'Église militante » (§352).

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Quatrième semaine des Exercices spirituels d’Ignace de Loyola (fin)

Dans la quatrième semaine des Exercices spirituels, Jésus-Christ ressuscité est contemplé dans ses apparitions à la Vierge Marie et aux disciples. Puis la contemplation se poursuit « ad Amorem » (pour parvenir à l’Amour), où l’on imagine Dieu à l’œuvre au cœur du monde. Des conseils sont alors prodigués sur trois manières de prier. Enfin, on aborde un chapitre intitulé Discernement des esprits (§ 313 à 327) qui est constitué de 14 règles. Il est d’abord question de la « consolation spirituelle » (§ 313 à 316), puis de la « désolation spirituelle » (§ 317 à 322), enfin des deux à la fois (§ 323-324). Le chapitre se termine par une triple comparaison (§ 325 à 327).

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Quatrième semaine des Exercices spirituels d’Ignace de Loyola (suite)

Contemplation pour parvenir à l’amour (Contemplatio Ad Amorem) (§230 à 237). Le but poursuivi par les Exercices est de trouver Dieu en toutes choses. Au cours de la quatrième semaine, Ignace propose d’entrer dans la connaissance et la mémoire des bienfaits reçus de Dieu. En effet, dans cet éveil à l’Amour de Dieu, il montre Dieu dans toutes les créatures et tous les objets créés. Tous les biens et dons descendent d’en haut. Ainsi Dieu se donne sans cesse, il est présent dans le monde. La contemplation permet de Le voir à l’œuvre et elle oriente l’action.

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Quatrième semaine des Exercices spirituels d’Ignace de Loyola

Tandis que la troisième semaine des Exercices spirituels d’Ignace de Loyola était une contemplation du Mystère de la Passion du Christ, la quatrième semaine fait entrer dans le Mystère de la Résurrection. Ces deux mystères sont indissociables.

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Troisième semaine des Exercices spirituels d’Ignace de Loyola

La troisième semaine des Exercices spirituels (§ 190 à 217) est un temps de contemplation de la Passion du Christ. C’est une méditation nocturne des étapes de la semaine pascale avant d’atteindre le sommet des Exercices spirituels, la contemplation de la Résurrection, lors de la 4ème semaine.

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Seconde semaine des Exercices Spirituels d’Ignace de Loyola (suite)

La seconde semaine des Exercices Spirituels est consacrée à la contemplation de la vie du Christ. Nous observerons deux temps forts dans cette semaine : le 4e jour est consacré à la Méditation des deux étendards et la fin de la semaine au temps d’élection qui permet de faire un choix de vie important.

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Seconde Semaine des Exercices Spirituels d’Ignace de Loyola

La Première Semaine des Exercices Spirituels d’Ignace de Loyola est une prise de conscience de l’expérience à la fois du péché et de la Rédemption. C’est la condition préalable pour aborder la Seconde Semaine, qui est un appel à contempler la vie du Christ pour se mettre à sa suite et une réponse à cet appel. La semaine se clôt, d’ailleurs, par un temps d’ « élection » qui invite à faire un choix important de vie.

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Première semaine des Exercices Spirituels d’Ignace de Loyola

Il faut bien comprendre que chacune des quatre semaines des Exercices Spirituels a sa thématique propre : la première vise à demander « la grâce de ressentir une vive douleur de ses péchés, de les pleurer amèrement, ou de verser des larmes sur les douleurs et les souffrances que Notre Seigneur Jésus-Christ endura dans sa Passion, ou enfin la solution de quelque doute. »

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Présentation des Exercices Spirituels d’Ignace de Loyola

L’origine des Exercices Spirituels d’Ignace de Loyola est l’expérience de Dieu que fait Ignace, à 31 ans, lors de son séjour à Manrèse, près de Barcelone. Cette union intime à Dieu, à la personne du Christ et au souffle de l’Esprit-Saint s’accompagne de paroles qui ne s’effacent jamais et laissent dans l’âme une certitude profonde et une assurance invincible. Aussi, après cette rencontre, Ignace note régulièrement dans un cahier ce qui pourrait être utile à d’autres au plan spirituel.

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Ignace de Loyola et l’aventure jésuite

Ignace de Loyola (1491-1556) fait partie avec Jean de la Croix et Thérèse d’Avila des grands mystiques espagnols qui ont contribué au renouveau spirituel et artistique de l’Eglise au moment de la Réforme. Fondateur et premier supérieur de la Compagnie de Jésus, il est l’auteur des Exercices Spirituels, outil d’aide au « discernement spirituel » et des Constitutions, cadre juridique de la Compagnie.

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Visages de femmes de l’Evangile dans le Château intérieur ou les Demeures de l’âme de Thérèse d’Avila

Trois femmes des Evangiles ont été confondues au fil des siècles pour créer l'iconographie de Marie-Madeleine. Ainsi Thérèse d’Avila évoque, à plusieurs reprises, dans le Château intérieur, Marie-Madeleine. L’Evangile de Luc (8,2) présente « Marie, surnommée la Magdaléenne, de laquelle étaient sortis sept démons » (Luc, 8, 2). Elle accompagne les Apôtres et sera le premier témoin de la Résurrection du Christ. L’iconographie la représente se lamentant au pied de la croix ou face au Christ sorti du tombeau, qui lui ordonne de ne pas le toucher.

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La métaphore de l’eau dans le Château intérieur ou les Demeures de l’âme de Thérèse d’Avila

Seule la poésie, semble-t-il, peut, par le jeu de ses rythmes et de ses métaphores, rendre compte de l’expérience vécue de l’union intime à Dieu. Ainsi l’image biblique de l’eau se transforme, sous la plume de Thérèse d’Avila, entre la quatrième et la sixième demeure.

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L’image de la porte dans Les demeures de l’âme ou le Château intérieur de Thérèse d’Avila

« Et lorsque vous reviendrez, Il vous tiendra toujours la porte ouverte. »

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Le bestiaire dans le Château intérieur ou les Demeures de l’âme de Thérèse d’Avila

On est frappé, à la lecture des deux premières Demeures du Château intérieur, par l’abondance du vocabulaire animal. Il est question de « bestioles et de bêtes brutes qui vivent aux abords du Château » (I, I, 6), de « sales bêtes qui se glissent dans les premières pièces » (I, II, 8).

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La métaphore architecturale dans le Château intérieur ou les Demeures de l’âme de Thérèse d’Avila.

A l’époque où Thérèse d’Avila rédige le Château intérieur, en 1577, de nombreux traités d’architecture sont déjà parus dans l’Italie de la Renaissance. Le traité d'architecture romain de Vitruve, le seul qui nous reste de l’Antiquité, est traduit en italien en 1521. Il inspire de nombreux ouvrages ultérieurs d’architectes de renom : outre le De re aedificatoria d’Alberti paru dès 1452, on trouve les cinq livres de Serlio écrits entre 1537 et 1547, la Règle des cinq ordres de Vignole publié en 1562 et les Quatre Livres de l’architecture de Palladio en 1570.

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Le Château intérieur ou Les demeures de l’âme de Thérèse d’Avila (1577)

A la demande du Père Gracian, son directeur spirituel, Thérèse d’Avila va rédiger entre le 2 juin 1577 et le 29 novembre 1577 un traité sur l’oraison destiné aux moniales des couvents réformés qu’elle a fondés « Las Moradas del Castillo interior » (Les demeures du Château intérieur).

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L’art du portrait dans le Livre des Fondations de Thérèse d’Avila

Le portrait, dans le Livre des Fondations, est en général un portrait social des grands de son temps, qui sont présentés comme un réseau relationnel, auquel la Madre n’est cependant pas inféodée. L’autre type de portrait est celui de guides spirituels. Ces deux types de portraits s’intègrent avec harmonie au récit, présentent un réel intérêt historique et sociologique et visent à l’édification des moniales et de ses lecteurs.

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L’écriture du fragment dans le Livre des Fondations de Thérèse d’Avila

Le terme de fragment vient du verbe latin « frangere » (briser). Un fragment est ainsi un morceau d’objet brisé. En littérature, le fragment occupe une place importante dans la Grèce antique (Héraclite) et le classicisme français du XVIIe siècle (Pascal, La Rochefoucauld, La Bruyère). Il s’agit de textes brefs qui expriment avec vigueur une pensée ou une image. On trouve des aphorismes, courtes sentences qui résument une pensée importante avec concision. La maxime énonce plutôt une règle de morale dans sa généralité.

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Le Livre des Fondations de Thérèse d’Avila, un récit d’aventures

Le Livre des Fondations tient à la fois du roman de chevalerie et du récit picaresque.

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La Mystique de l’obéissance dans le Livre des Fondations, chapitre V, de Thérèse d’Avila.

La linguistique structurale permet de retrouver la structure formelle du Livre des Fondations. La structure profonde, quant à elle, est perceptible à la récurrence du mot « obéissance », en particulier au chapitre V. En effet, l’obéissance, vœu monastique par excellence, joue un rôle majeur dans la vie spirituelle et apostolique de Thérèse d’Avila. Mais comment définir l’obéissance, ce terme bien galvaudé, qui semble réservé au domaine de l’enfance ?

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Entre mélancolie et dépression : l’acédie médiévale dans le Livre des Fondations de Thérèse d’Avila (chapitre VII)

Le titre du Chapitre VII du Livre des Fondations de Thérèse d’Avila indique « Comment se comporter avec les mélancoliques. A lire impérativement par les supérieures. »

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Structure du récit dans le Livre des Fondations de Thérèse d’Avila.

Parmi les recherches de la linguistique structurale, deux types d’analyse offrent un outil d’étude du Livre des Fondations. Le schéma quinaire hérité du linguiste russe Propp et le schéma actantiel créé par A.J. Greimas en 1966 permettent en effet d’analyser les étapes que l’on rencontre à chaque fondation d’un Carmel réformé par Thérèse d’Avila.

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Du Livre de la vie au Livre des Fondations de Thérèse d’Avila

Thérèse d’Avila a entrepris une œuvre d’autobiographie spirituelle dans le Livre de la vie ; elle y relate les grâces dont « Sa Majesté » l’a comblée. Les chapitres 32 à 36 décrivent la première fondation du Carmel réformé selon la règle primitive : le Carmel Saint Joseph d’Avila.

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Sincérité et Vérité dans le Livre de la vie de Thérèse d’Avila

Saint Augustin pose le problème de l’autobiographie spirituelle au chapitre X des Confessions et introduit ainsi la notion fondamentale de "mensonge", de "dissimulation" dans sa relation à la Vérité :

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Le Livre de la vie, récit de la fondation du monastère saint Joseph d’Avila (Chapitre XXXII à XXXVI)

Les chapitres XXXII à XXXVI relatent les démarches entreprises par Thérèse d’Avila pour fonder le monastère Saint Joseph à Avila. L’idée d’une réforme du Carmel lui est venue du sentiment de décalage entre son propre désir de conversion et l’état des couvents en Espagne au XVIe siècle. Une vision de l’Enfer « impossible à oublier » va alors la déterminer dans sa décision!

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Récit de la « Transverbération » (Livre de la vie XXIX, 13)

Gian Lorenzo Bernini (1598-1680), dit le Cavalier, est un artiste italien, maître du baroque, qui construisit la colonnade de la Place Saint-Pierre de Rome, le baldaquin et la Chaire de Saint Pierre. Le groupe sculpté par Le Bernin « Extase ou Transverbération de sainte Thérèse d’Avila » se trouve dans la Chapelle Cornaro de l’église Santa Maria della Victoria, à Rome.

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Le Livre de la vie, un récit mystique (Chapitre XXIII à XXXI)

Le Livre de la vie est le récit des grâces mystiques reçues de Celui que Thérèse d’Avila appelle « Sa Majesté ». Il existe bien, comme l’analyse Bernard Sesé, une « poétique de l’extase selon sainte Thérèse d’Avila et saint Jean de la Croix », dont il s’efforce d’étudier la phénoménologie. L’extase s’exprime, en effet, par toutes sortes d’états psychiques et somatiques.

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Le Livre de la vie, un traité de l’oraison (Chapitre X à XXII)

Après une transition au chapitre X, les chapitres XI à XXII du Livre de la vie constituent une sorte de traité d’oraison. Thérèse d’Avila envisage quatre degrés d’oraison et, pour bien les faire comprendre, elle a recours à la métaphore filée du jardin qui est irrigué de quatre façons:

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Le Livre de la vie de Thérèse d’Avila, un récit de conversion (chapitre I à IX)

Le Livre de la vie de Thérèse d’Avila est un récit de conversion, où l’on passe, au sens étymologique où l’entendra Pascal, du "di-vertere" mondain au "con-vertere", sous l’action de l’Esprit-Saint. "Di-vertere" signifie se détourner de penser à soi, au sens de son existence, et se laisser séduire par les vanités du monde.

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«J’aimais extrêmement la lecture de bons livres» Livre de la vie (VI, 4), Thérèse d’Avila

Certes Thérèse d’Avila ne possède pas la culture classique de Jean de la Croix, elle insiste sur son ignorance de femme qui n’a pas fait d’études, elle se déclare « sin letras » (X, 5), cependant ses lectures sont fort abondantes. On pourrait ainsi tracer une sorte d’autoportrait par les livres, selon l’adage « Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es. »

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Le Livre de la vie, témoignage du temps

Portrait familial et historique au siècle d’or espagnol

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L’écriture du Livre de la vie de Sainte Thérèse d'Avila

La 1ère version écrite par Thérèse d’Avila sur « ordre de son confesseur » (le dominicain Pedro Ibanez), est achevée en 1562 chez son amie dona Luisa de la Cerda, à Tolède. La version est révisée et complétée, entre 1563 et 1565, à la demande du dominicain Garcia de Toledo ; seule cette 2ème version a été conservée.

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De l’écriture de soi à l’autobiographie : le Livre de la vie de Thérèse d’Avila

En préparation au Cinquième centenaire de la Naissance de Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582) en 2015, une lecture littéraire de ses œuvres vous est proposée…

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Poésie et mystique chrétienne chez Jean de la Croix

On trouve dans le Dictionnaire philosophique de Morfaux la définition suivante : « Mysticisme : croyance à un ordre de réalités surnaturelles et à la possibilité d’une union intime et directe avec Dieu sur un mode d’existence et de connaissance radicalement distinct de l’existence sensible et de la connaissance rationnelle. »

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Le noir lumière : poésie mystique de Jean de la Croix et abstraction picturale de Pierre Soulages

En quoi la poésie de Jean de la Croix a-t-elle pu inspirer le peintre Pierre Soulages ?

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L’héritage artistique de Jean de la Croix : Dali, Le Christ de Saint Jean de la Croix, peinture et sculpture

Salvador Dali (1904-1989), peintre catalan, qui adhère au surréalisme en 1929, est fortement marqué par la bombe atomique d’Hiroshima le 6 août 1945. Il s’oriente alors vers une nouvelle phase créative « la peinture nucléaire », où tout est suspendu, désintégré comme dans une explosion atomique. Dans un manuscrit autographe, le Cadillac test, Dali note ses impressions à son retour en Europe en 1949, après un séjour ininterrompu de huit ans aux États-Unis de 1940 à 1948 : « Sous la peau morte de l’homme cynique, un homme mystique naît. »

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Le nocturne littéraire : de la Nuit obscure de Jean de la Croix à la Nuit mystique de Pascal

Mémorial de Blaise Pascal L'an de grâce 1654, Lundi 23 novembre, jour de Saint Clément, pape et martyr, et autres au martyrologe, Veille de saint Chrysogone, martyr, et autres, Depuis environ dix heures et demie du soir jusqu'à environ minuit et demie.

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La musicalité de la langue castillane dans les poèmes de Jean de la Croix

Autrefois la poésie était chantée et organisée comme la musique avec une certaine arithmétique qui était connue et appréciée. En effet, une poésie est une chanson, les mots chantent. Il faut certes penser au sens, mais aussi écouter les mots résonner entre eux.

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De la « Nuit obscure » de Jean de la Croix au « rayon de ténèbres »

La Nuit de Jean de la Croix est une expérience spécifique de la mystique chrétienne, irréductible à toute autre forme de mystique, malgré les tentatives de syncrétisme inter religieux.

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Le non-savoir dans « Couplets du même, faits sur une extase de haute contemplation » de Jean de la Croix

Le dépassement de tout savoir humain dans l’expérience mystique est le thème de ce poème et constitue le refrain de ses huit couplets.

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Gloire et glorification chez Jean de la Croix

La gloire de Dieu se définit comme la splendeur des manifestations divines, à laquelle on rend hommage. Dans la poésie de Jean de la Croix, la gloire divine rejaillit sur la création, sur les quatre éléments : la terre et ses innombrables variétés d’animaux et de plantes, l’eau et son innombrable diversité de poissons, l’air et sa grande diversité d’oiseaux, « et l’élément du feu qui concourt avec tous à les animer et les conserver. »

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Petite pièce de vers de Jean de la Croix sur le dessin du Mont Carmel.

La montagne du Carmel est à la fois un lieu réel, symbolique et biblique. Le mont Carmel se trouve en Palestine, au-dessus du port d’Haïfa. C’est là qu’à la suite du prophète Elie se seraient installés dès le Moyen Age des ermites, avant la naissance de l’ordre des Carmes au XIIIème siècle, sous le signe d’Elie et le patronage de Marie.

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Images baroques chez Jean de la Croix

Nous avons vu dans un article la notion platonicienne du nécessaire dépassement des apparences trompeuses et du détachement des biens illusoires de ce monde pour tendre vers un au-delà, où l’homme sera enfin pleinement lui-même. Ce sera la thématique centrale de l’œuvre de Calderon, en particulier « La Vie est un songe » et de toute la littérature de l’époque baroque.

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La saveur dans Glose en style divin de Jean de la Croix, poème attribué

A travers ce poème, Jean de la Croix nous montre combien la beauté divine surpasse toutes les autres formes de beauté que perçoivent nos sens.

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L’image de la caverne : néoplatonisme de Jean de la Croix ?

Revenant sur l'allégorie de la caverne de Platon, Martine Petrini-Poli montre, dans ce dernier article, l'inspiration de Jean de la Croix pour cette dernière.

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L’image du feu dans Flamme d’amour vive de Jean de la Croix

Jean de la Croix s'inspire de la métaphore du feu, manifestation de l'Amour Divin, dans son poème Flamme d'amour vive. Explication de ce poème par Martine Petrini-Poli dans ce nouveau billet.

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L’image de l’eau dans "Chant de l’âme" de Jean de la Croix

Dans ce nouveau billet Martine Petrini-Poli nous dévoile l’image de l’eau dans "Chant de l’âme" qui se réjouit de connaître Dieu par la foi de Jean de la Croix.

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La poésie courtoise chez Jean de la Croix

Cette semaine Martine Petrini-Poli développe le thème de la poésie courtoise. A travers la métaphore du vol du faucon, l'amour courtois prend un sens plus spirituel chez Jean de la Croix.

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La poésie pastorale : « Le Pastoureau » de Jean de la Croix

Aujourd'hui, Martine Petrini-Poli nous emmène au coeur même de la poésie pastorale.

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Le jardin clos (hortus conclusus) dans le Cantique spirituel de Jean de la Croix

Partez à la découverte du sens symbolique de la nature au cœur même du Cantique spirituel.

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Le symbolisme amoureux dans le Cantique spirituel de Jean de la Croix

Partez avec Martine Petrini-Poli, à la découverte du symbolisme amoureux dans le poème d'amour de Jean de la Croix.

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La structure ternaire du Cantique spirituel et de la Nuit obscure: les trois étapes de la vie spirituelle

Dans cet article, Martine Petrini-Poli nous propose de partir, avec Jean de la Croix, à la suite du Cantique spirituel et de la Nuit obscure.

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Du Cantique des Cantiques à la Nuit obscure de Jean de la Croix, la structure (II)

Seconde et dernière partie consacrée à l'inspiration de Jean de la Croix pour le Cantique des Cantiques.

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Du Cantique des Cantiques à la Nuit obscure de Jean de la Croix, la structure (I/II)

Avec ce nouveau billet, Martine Petrini-Poli nous montre quelle inspiration a provoqué le Cantique des Cantiques chez Jean de la Croix.

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Jean de la Croix dans l’Espagne du Siècle d’or

Aujourd’hui, nous partons en Espagne, sur les traces de Jean de la Croix, au XVIème siècle…

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Les Écrits mystiques : à la découverte des oeuvres littéraires chrétiennes

Martine Petrini-Poli nous expose le contenu de son projet de blog sur les écrits mystiques…

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Martine Petrini-Poli

Martine Petrini-Poli, professeur de lettres (titulaire du CAPES et du Doctorat de 3ème cycle) en classes préparatoires HEC au Lycée de Chartreux et à l’Ecole des Avocats de Lyon (EDA), rédactrice à Espace prépas, Ellipses et Studyrama. Responsable de la Pastorale du Tourisme (PRTL 71).

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