On célébrait ce soir-là, les chants du Poète François Cheng, poète de la Voie Ouverte, Pèlerin de l’Orient et de l’Occident. Et ses chantres au nombre de sept (1) comme pléiade autour de l’Etoile, évoquaient quelques facettes de son œuvre; alternativement la récitante Chrystelle Willemez entonnait mélodieusement, ou bien théâtralement, les poèmes composés pour la circonstance par le vénérable Poète tandis que autour et alentour coulaient les flots du piano, du maitre Thierry Escaich très inspiré qui pour la circonstance avait abandonné l’orgue de Notre Dame pour le piano des Bernardins.
L’équilibre entre le piano, la récitante et les interventions était parfait; l’assistance était ravie, les 250 places du grand auditorium étaient toutes occupées, strapontins compris.
Dans l’assistance se pressaient, extraordinairement attentifs, recueillis, les amis du Poète, les amoureux de poésie, éditeurs, des auteurs, critiques littéraires et…divine surprise : Madame Léopoldine Hugo, arrière, arrière-petite-fille du Mage Victor Hugo…ne vous avais-je pas dit que cette soirée était miraculeuse ?
Monique Grandjean


