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Le temps du Carême a commencé nous permettant ainsi de nous concentrer sur l’essentiel de nos vies, tout en marchant dans les pas du Christ, vers la révélation émerveillée de la lumière pascale. Mais, un démon de la dénégation virevolte autour de nous, nie ces 40 jours de notre attente fébrile vers l’infinie patience de Dieu et semble avoir uniquement pour rôle de nous blesser, de ne livrer que des informations anodines.
Publié le 24 février 2026
Écrit par Jeanne Villeneuve

J’entends encore parfois des personnes dire «  à quoi bon la quête d’un Dieu ? »
L’Eglise même nous met en garde contre toute forme de pélagianisme : l’homme tourmenté ne pouvant assurer son salut par ses propres mérites.
Le résultat est alors là : une absence de plus en plus sensible d’un monde qui ne connaît plus les codes de l’iconographie chrétienne. Tous confrontés que nous sommes à une inquiétude grandissante face aux violences sans précédent que nous traversons ; face aussi aux endurances nécessaires pour ne pas subir, tout en nous accommodant.
Nous persistons parfois mollement sans réellement nous aguerrir dans cette constellation de difficultés.

A Narthex même, nous constatons aussi, que cette inquiétude est toujours présente.
Mais nous avons transformé la disparition progressive de cette méconnaissance de l’histoire de l’art religieux en un besoin d’être présent autrement ; en créant des espaces où la musique, la poésie, l’art sacré puisse encore être tenus par nos contributeurs.
Dire simplement sans enfermer dans des idées bornées, avec des mots accessibles à tous, au vulgus pecus.

C’est dans cet état d’esprit que nous avons choisis de publier l’article rédigé par Françoise Paviot sur l’ouverture d’un nouveau lieu jouxtant la basilique Saint Pierre dédié à l’art contemporain, à Rome. Sans asséner le lecteur, une artiste peintre : Monique-Ariello Laugier parle d’une annonciation. Comme au temps de pharisiens, comme au temps de Jésus, les prêtres aujourd’hui portent des chasubles avec un précepte bien ancré celui d’un décor non ostentatoire mais impeccable. L’article de Sylvie Bethmont sur les vêtements liturgiques de Jean-Charles de Castelbajac en fait écho. Et enfin, Paul-Louis Rinuy évoque l’artiste exposée au Musée Bourdelle : Magdalena Abakanowicz. C’est une grande sculptrice polonaise pionnière dans l’art textile et la sculpture contemporaine qui a choisi pour sous-titre de son exposition en cours : « La trame de l’existence » 

Sa création possède une puissance et une présence indéniable en résonnance avec les problématiques contemporaines, environnementales, humanistes, féministes.      

Jeanne Villeneuve

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