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blog - ARCHIVES - Abbaye de Cluny 910-2010

Auteur : P. Frédéric Curnier-Laroche

portrait du redacteur Frédéric CURNIER-LAROCHE est né en 1963. Historien de l'Art (Ancien élève de l'Ecole du Louvre et de la Sorbonne) il a été ordonné prêtre en 1996. Ancien curé "in solidum" de Cluny, il est le responsable de la commission diocésaine d'art sacré du diocèse d'Autun.

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SAINT BENOIT ET SA REGLE

Date de publication : 29/09/2009

Lorsqu’il rédige, entre 530 et 547, cette « toute petite règle écrite pour les débutants », comme il la qualifie lui-même (règle 73,8), l’abbé du Mont Cassin n’a sans doute pas conscience qu’elle deviendra la charte du monachisme occidental.

   Ce que nous savons de saint Benoît provient du second livre des Dialogues, écrit vers 594 par le pape Grégoire le Grand (590-604), lui-même ancien moine. 

 

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PERUGINO, Saint Benoît, 1495-1498, Rome, Pinacothèque Vaticane


   Benoît est né vers 480 ou 490 à Nursie, dans l’Appenin ombrien, au sein d’une famille aisée. Il part étudier le droit et la rhétorique à Rome. Là, il renonce au monde et se retire en ermite, dans les collines à l’est de la cité. Il s’installera ensuite plus au nord, dans une grotte de Subiaco. Il s’y adonne à un ascétisme extrême et bientôt des disciples se fixent alentour. Au bout de trois ans, il est sollicité par les moines de Vicovaro, près de Tivoli, qui souhaitent réformer leur abbaye. Cette première tentative de vie cénobitique est un échec et il regagne Subiaco. Là, il répartit ses disciples en douze petits monastères.
C’est un conflit survenu avec le prêtre Florentius ayant la juridiction de Subiaco, qui le pousse à quitter ce lieu pour le Mont Cassin, à mi-chemin entre Rome et Naples. Il y fonde le monastère, avec quelques moines, vers 530, à l’emplacement d’un ancien temple dédié à Apollon. Lorsqu’il meurt en 547 ou 560, selon les recherches les plus récentes, Benoît a fondé un autre monastère à Terracine, ainsi qu’un couvent de moniales, non loin du Monte Cassino, placé sous la responsabilité de sa sœur Scholastique.
   Selon ses vœux, Benoît est enterré aux côtés de cette dernière, dans l’église Saint-Jean-Baptiste du Mont Cassin. L’abbaye sera détruite par les Lombards entre 570 et 580. La tradition veut qu’un groupe de moines francs aient recueilli dans les ruines les reliques du « Père des moines d’Occident » et qu’ils les aient offertes, entre 660 et 707, à l’abbaye de Fleury-sur-Loire.

 

 

QUELQUES MIRACLES DE SAINT BENOIT, SOURCES D’UNE ICONOGRAPHIE ABONDANTE.

 

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L'attentat de Vicovaro  : d'un signe de croix, Benoît fait voler en éclats le verre empoisonné que lui présentent les moines de Vicovaro, qui espéraient se débarrasser de son austère tutelle. - détail d'une fresque de l'abbaye de Monte Oliveto Maggiore (Toscane) - XVIème siècle.

 

Le corbeau apprivoisé – Le prêtre Florentius, jaloux de la renommée de Benoît, tenta de le tuer en lui envoyant un pain empoisonné. Mais le corbeau qui avaitl’habitude de venir profiter du repas du saint, emporta ce pain sur l’ordre de Benoît et le jeta dans un endroit ignoré de tous

Placide sauvé de la noyade – Un jour que son jeune disciple Placide était parti puiser de l’eau au lac, Benoît, dans sa cellule, pressentit qu’il était en train de se noyer. Il dépécha sur place Maur, dont il avait fait son second. Celui-ci parvint à secourir Placide qu’emportait le courant, et ce en marchant sur les eaux…

L’entrevue de Totila – Le roi ostrogoth Totila (541-552), vint en personne se prosterner, au début de son règne, devant l’abbé du Mont Cassin. Ce dernier lui prédit ses victoires, ses défaites et sa mort. Ces prédictions se réalisèrent : la prise de Rome en 546, la défaite devant le byzantin Narses et la mort en 552.

La résurrection de l’enfant – Un père se présenta à la porte du monastère, réclamant la résurrection de son fils. Benoît eut un geste de refus, arguant qu’un tel miracle était du ressort des saints apôtres, et non du pauvre moine qu’il était. Mais ému par les larmes du père, il se mit à prier Dieu, qui rendit la vie au petit enfant.

 

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 La dernière entrevue de Benoît et Scholastique - fresque de l'église supérieure de Subiaco XVème siècle.

 

Benoît et Scholastique – La sœur du saint, moniale, avait coutume de rencontrer son frère, une fois l’an, dans une dépendance de l’abbaye. Au soir de sa vie, après avoir passé la journée avec son frère, l’heure vint de se séparer. Elle lui demanda de rester encore à ses côtés, mais il refusa. Elle pria Dieu et un terrible orage éclata, obligeant le saint à passer la nuit auprès d’elle. Trois jours plus tard, Scholastique mourut et Benoît en fut averti par la vision d’une colombe qui s’élevait vers le ciel.

 

 

LA REGLE DE SAINT BENOIT

 

   Ecrite pour la communauté du Monte Cassino, la règle composée par saint Benoît s’inspire des règles plus anciennes rédigées par Pachôme, Augustin et Cassien (cf. chapitre précédent). Elle s’inspire aussi et surtout d’un texte anonyme, la règle du Maître, probablement rédigée près de Rome dans le premier quart du VIème siècle. Citant abondamment l’Ancien et le Nouveau Testament, écrivant de manière simple et sans détour, Benoît divise son texte en soixante-treize chapitres, de longueurs inégales, précédés par le célèbre prologue : « Ecoute, ô mon fils, les préceptes du Maître, et incline l’oreille de ton cœur ! »

   Pour Benoît, le monastère est une « école où l’on apprend le service du Seigneur ». Après avoir présenté les diverses catégories de moines – les cénobites « qui demeurent dans les monastères, militant sous une règle et sous un abbé » mais aussi les ermites « capables de soutenir avec leur seule main et leur seul bras la lutte contre les vices de la chair et des pensées » - (chap. 1), Benoît évoque le rôle de l’abbé qui « tient dans le monastère la place du Christ », et doit montrer aux moines « ce qui est bon et saint par ses œuvres et plus encore par ses paroles », en « s’accommodant des caractères divers » (chap. 2). Avant de prendre une décision importante, l’abbé doit écouter l’avis des moines réunis en conseil (Chap. 3). Les modalités de son établissement sont précisées : « doit être établi abbé qui aura été élu d’un commun accord, selon la crainte de Dieu, par toute la communauté, ou seulement par une partie, qui, quoique la moins nombreuse, sera dirigée par un jugement plus sain » (chap. 64).

   Le cénobite est donc celui qui a renoncé à sa volonté propre, à ses désirs et aux plaisirs d’ici-bas. De jour comme de nuit, il doit observer le silence propice au recueillement (chap. 6 et 42) et toujours rechercher l’humilité, dans les pas du Christ (Chap. 7). Si la communauté est nombreuse, l’abbé peut choisir, parmi les meilleurs de ses moines, des doyens, chargés de veiller sur des groupes de dix frères. Il peut aussi s’adjoindre un second, le prieur. Quant au cellérier (le responsable du cellier), il se doit « d’être comme un père pour toute la communauté » (chap. 31) : il gère l’administration temporelle de l’abbaye – gestion des biens du monastère, approvisionnement, confection des repas des moines, des malades et des hôtes, soin du mobilier…

   Le chapitre 53 décrit l’entrée en profession d’un nouveau frère. Après avoir été éprouvé pendant un an chez les novices, où il a appris la règle sous la direction du maître des novices, il s’engage par écrit à trois vœux : le vœu de stabilité (il promet de toujours rester dans sa communauté), le vœu de conversion des mœurs (désormais, il vivra dans la piété, la chasteté, la pauvreté, l’humilité, la pénitence), et le vœu d’obéissance en l’abbé et la règle. Puis il dit le psaume 118 avant de se prosterner aux pieds de chaque frère.

 

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Antonio BAZZI, Saint Benoît enseignant, vers 1505-1508, détail d'une fresque du cloître de l'abbaye de Monte Oliveto Maggiore (Toscane)

 

   La vie du moine est rythmée par la prière commune aux huit « heures » du jour et de la nuit : les vigiles pendant la nuit ; les laudes ou matines au lever du jour ; prime au début de la journée ; tierce dans la matinée ; sexte au milieu du jour ; none dans l’après-midi ; vêpres au déclin du jour ; et enfin complies avant le coucher. Benoît indique le contenu liturgique de ces offices qui sont intégralement chantés. Les psaumes en constituent l’armature principale de sorte que le psautier est récité dans son intégralité en une semaine au monastère. Saint Benoît semble avoir réservé la célébration eucharistique au dimanche. Par la suite, dans les monastères bénédictins clunisiens, deux messes quotidiennes seront célébrées : la messe matutinale, après prime ou tierce, et la grand-messe, toujours avant le repas, car il fallait être à jeun.

   En dehors de ces heures de prière, la règle veille à ce qu’aucun frère ne demeure inoccupé, car « la paresse est l’ennemie de l’âme » (Chap. 48). Ainsi la journée est remplie par le travail manuel et la lectio divina, la lecture des textes sacrés. Le travail manuel comporte à la fois des tâches domestiques – fabrication des outils, entretien et nettoyage, cuisine et service des repas, ces deux derniers points se faisant par équipe, à tour de rôle – les grands travaux ruraux et enfin les travaux intellectuels – mise à jour et copie des manuscrits. Le travail manuel, parce qu’il et gage d’humilité et d’ascèse, apparaît à Benoît tout aussi essentiel à la vie monastique que la prière.

   Pendant une grande partie de l’année, les moines ne prennent qu’un seul repas quotidien. Ce repas a lieu vers trois heures de l’après-midi, du 14 septembre au début du carême ou le soir après vêpres, pendant le carême jusqu’à Pâques. De pâques jusqu’au 13 septembre, il y a deux repas, l’un à midi ou à trois heures, et l’autre le soir. Au Moyen Âge, le repas principal des moines se compose de deux plats cuits. En général, le premier consiste en une ration de fèves, de lentilles, de haricots ou de pois, et le second comporte soit du poisson, soit des œufs ou du fromage. Selon la saison, des fruits ou des légumes peuvent être ajoutés. Du pain et du vin complètent le tout. Benoît prohibe la consommation de viande, excepté pour « ceux qui sont tout à fait débiles et ceux qui sont malades » (Chap. 39). A l’heure du repas, les nourritures spirituelles ne sont pas oubliées : en mangeant, chaque moine observe le silence afin « que l’on entende seulement la voix du lecteur » qui lit un texte pieux.

   Outre les chaussures, les bas et la ceinture, l’habit du moine du VIème siècle se compose de trois pièces : une tunique, une coule ou cuculle – large vêtement muni d’un capuchon couvrant les coudes et descendant du cou jusqu’aux pieds – « d’étoffe velue pour l’hiver, mince ou usée pour l’été » ; enfin d’un scapulaire pour le travail – sorte de tablier serrant la coule sur le corps afin de faciliter le mouvement. La règle prévoit que chaque moine dispose de deux tuniques et de deux coules « pour en changer la nuit et pour les faire laver » (Chap. 55). Quant à la couche du moine, elle consiste en une paillasse, un gros drap, une couverture et un oreiller. Les frères dorment tout habillés dans le dortoir commun, éclairé sans interruption.

   La règle accorde une attention particulière aux frères malades « On les servira comme s’ils étaient le Christ en personne » et on leur assignera « un logement à part, avec pour les servir un frère craignant Dieu, diligent et soigneux » (Chap. 36). De même le devoir d’hospitalité et la réception des hôtes font l’objet d’un chapitre entier : « On recevra comme le Christ lui-même tous les hôtes qui surviendront […] avec une sollicitude et un soin particulier pour les pauvres et les voyageurs étrangers, parce que c’est principalement en leur personne que l’on reçoit le Christ » (Chap. 53).

   La règle de saint Benoît apparaît comme une invite à vivre sa foi dans l’humilité, la charité et l’amour fraternel, ce mandatum novum donné par le Christ. C’est ce point essentiel que rappelle la cérémonie du Mandatum, ou lavement des pieds, que les moines bénédictins, imitant le geste de Jésus, reproduisent chaque samedi soir après vêpres.

 

 

Actualité Cluny 2010

 

Colloque du 1er au 4 octobre à Paray-le-Monial

A l’occasion du neuvième centenaire de la mort d’Hugues de Semur, sixième abbé de Cluny, et dans le cadre de Cluny 2010, les Amis de la Basilique romane de Paray-le-Monial, avec le soutien de la Ville de Paray-le-Monial, de l’UMR 5138 du CNRS et de l’Institut Universitaire de France, organisent un colloque international sur Hugues de Semur, Paray-le-Monial et l’Europe Clunisienne.

Le colloque s’articulera en 3 volets :
- Hugues de Cluny, de semur à l’Europe
- Les réseaux clunisiens au temps d’Hugues de Semur
- Architecture, chantier et liturgie

PROGRAMME DÉTAILLÉ :


Jeudi 1er octobre : Hugues de Cluny, de Semur à l’Europe


8 heures : Accueil des participants au Centre Culturel et de Congrès.
9 heures : Présentation du colloque en présence de Jean-Marc Nesme, Député-Maire de Paray-le-Monial.
9 heures 30 : Début des travaux
Introduction : Les lumières de Cluny -Carlo Arturo Quintavalle, Pr. Histoire de l’Art, Université Parme : La Riforma Gregoriana in Italia. Testi e immagini (XI-XII secolo)
-Gil Fishhof, docteur en Histoire de l’Art, Université Tel Aviv : Hugues de Semur et les sires de Semur : identité dynastique et l’église Saint-Hilaire de Semur-en-Brionnais ;
12 heures 30 : Déjeuner (possibilité de déjeuner en commun)
14 heures : Reprise des travaux
-René-Pierre Lehner, Historien, Hervé Mouillebouche, Maître de Conférence en Histoire Médiévale, Université Bourgogne : Le château de Semur-en-Brionnais : aula carolingienne ou donjon de l’an mil ?
-Annelise Nicolier, doctorante à l’Université Lyon 2 : L’église Saint-Hilaire de Semur-en-Brionnais : une approche archéologique du chantier de construction.
-Anne Baud, Maître de conférence en Archéologie, Université Lyon 2, Aurélie Devillechaise : La Major Ecclesia, un chantier en devenir.
-Christian Père, Maître de conférence, Centre Arts et Métiers ParisTech de Cluny / Institut Image : Cluny III virtuel : une autre représentation post mortem de la Maior Ecclesia
-Catherine Magne, agrégée d’Histoire, Docteur en Histoire Médiévale : Ms lat 17716 : l’enrichissement du sanctoral et son approfondisement sous l’abbatiat d’Hugues
Dîner libre - Soirée : Visite de la ville


Vendredi 2 octobre : Les réseaux clunisiens au temps d’Hugues de Semur

8 heures : Accueil des participants au Centre Culturel et de Congrès
9 heures : Début des travaux
-Carlos Reglero, Pr. Histoire, Université Valladolid : Cluny y el Reino de Leon en tiempo del abad Hugo.
-Béla Zsolts Szakacs, Pr. Histoire de l’Art, Pazmany Péter Katolikus University : A French Island in Hungary : the cluniac monastery of Somogyvar.
-Gerardo Boto-Varela, Pr. Histoire de l’Art, Université Gérone : Cluny et les espaces ecclésiastiques dans l’Espagne d’Alphonse VI
12 heures 30 : Déjeuner (possibilité de déjeuner en commun)
14 heures : Reprise des travaux
-Philippe Racinet, Pr. Histoire, Université Picardie : Hugues de Semur et le Nord : une expansion programmée ?
-Arlette Maquet, Docteur en Histoire, Université Paris I : Les prieurés clunisiens du diocèse de Clermont sous saint Hugues.
-Bruno Phalip, Pr. Histoire de l’Art et Archéologie, Université Clermont-Ferrand II : Cluny et ses prieurés dans la moitié orientale du diocèse primitif de Clermont. Aux sources d’un modèle architectural.
-Juliette Rollier, Doctorante en Histoire de l’Art, Université Dijon : De Cluny à Compostelle : identification de quelques ateliers itinérants de peintres.
Dîner libre
Soirée : 20h30 Récital d’orgue à la Chapelle la Colombière


Samedi 3 octobre : Architecture, chantier et liturgie


8 heures : Accueil des participants au Centre Culturel et de Congrès
9 heures : Début des travaux
-Edson Armi, Pr. Histoire de l’Art, University of California : Dessein et construction dans la première campagne de Paray-le-monial : un chapiteau, un portail et une arcade.
-Masatsugu Nishida, Pr. Histoire de l’Architecture, Kyoto Institut of Technology : “La composition architecturale projetée sur le sol”. Etude métrologique et projet architectural, d’après l’analyse de petites églises clunisiennes à nef unique en Bourgogne.
-Masuyo Tokita Darling, Pr. Histoire de l’Art, Université d’Hokkaido : The Galilee of La Madeleine, Vézelay : Its Function, Iconography and Reconstruction.
12 heures 30 : Déjeuner (possibilité de déjeuner en commun)
14 heures : Reprise des travaux
-Laurent Fiocchi, Archéologue : La priorale de Souvigny au temps de saint Hugues
-Delphine Hanquiez, Docteur en Histoire de l’Art, Université Lille III : Parti architectural et fonction de l’avant-nef de l’église priorale de Saint-Leu-d’Esserent (Oise).
-Nicolas Reveyron, Pr. Histoire de l’Art et Archéologie, Université Lyon 2, IUF : Paray le Monial, Marcigny et les lieux liturgiques d’accueil.
Dîner libre
Soirée : Concert à la Basilique à 20h30 Le Laostic-Bougogne : ensemble de musique médiévale


Dimanche 4 octobre : Découverte de l’exposition : Hugues de Semur (1024 -1109 ) : Lumières clunisiennes.


Rendez-vous à 9 heures au Musée du Hiéron.
Conférence : Nicolas Reveyron, Noëlle-Christine Rebichon, Doctorante Lyon 2 : La fortune iconographique de saint Hugues.