Narthex - Art sacré, Patrimoine et Création

Journée d'études "Lumières de l'Antiquité" à l'Institut catholique de Paris

Date de publication : 07/04/2011

Le groupe "Lumière" du Theologicum, faculté de théologie & de sciences religieuses organise vendredi 8 avril prochain une journée d'étude sur le thème : "Lumières de l'Antiquité"

le vendredi 08 avril 2011 de 9h00 à 20h00

Le groupe "Lumière", fondé en 2009, entreprend un programme d'études qui se propose d'entrecroiser les domaines de recherche d'historiens de l'Eglise, théologiens, philosophes, spécialistes en littérature, artistes autour du thème de la lumière. Chaque année universitaire, une journée d'étude aborde le thème de la lumière dans une période historique délimitée. 

 

Programme de la journée du 8 avril consacrée à "Lumières de l'Antiquité"

Matin :
Président : Jacques-Noël Pérès 

- 9h/9h15 : Accueil 

- 9h15/l0hAlain Desreumaux (Directeur de recherche au CNRS)
La lumière est-elle une question religieuse ? Quelques notes de lectures suries apociyphes syriaques Quel rapport entre la notion de lumière et des questions religieuses? Pour répondre à cette interrogation, on  propose de parcourir le corpus des apocryphes. Ces écrits restant à la marge du canon, nous livrent pourtant un témoignage étonnant sur l’expérience et la pensée des chrétiens de la langue syriaque.

- l0h/10h45Izabela Jurasz (ICP, Paris IV)
Lumière de la création dans la critique de  Bard esane par Ephrem le Syrien. Les « Stances contre Bardesane » font partie d’un recueil de « Réfutations en prose » où Ephrem le Syrien (+ 373) critique les doctrines de Marcion, Mani et Bardesane. Ce dernier est un philosophe syriaque chrétien, connu par ses idées originales sur la création de l’univers et de l’homme. Bardesane et Ephrem mentionnent la « lumière » tantôt comme une composante de la création, tantôt comme une caractéristique de ces composantes. Cette pluralité des sens du terme « lumière » permet d’interroger les liens entre la théologie de la création et l’anthropologie.

- 11h/11h45 : Lucia Saudelli (Centre Léon Robin UMR 816, Paris IV) 
L’analogie du soleil chez Platon (Resp. VI, 5o8c) etsa postérité. Dans le livre VI de la République, Platon affirme que l’État le plus parfait doit être régi par les philosophes. Ceux-ci doivent non seulement posséder des qualités intrinsèques exceptionnelles, mais aussi recevoir l’éducation appropriée à l’apprentissage du savoir suprême, celui qui a pour objet la forme du bien. D’où le problème posé par Platon : comment définir le bien, qui ne peut pas être vu, entendu ou touché, mais seulement pensé ? Afin d’expliquer la nature, les aspects et les fonctions du bien, Platon a recours à l’analogie du soleil, de la lumière et de la vue. Cette analogie aura une grande fortune non seulement dans le néoplatonisme, mais aussi chez les auteurs juifs hellénisés et chrétiens. 

- 11h45/12h30 : Guillaume Bady (ICP, Sources chrétiennes)
La lumière, image de Dieu et nom de l’homme chez Grégoire de Nazianze Dans la 2e moitié du 4e 5, Grégoire de Nazianze, plus tard surnommé < le Théologien », est l’un des Pères grecs chez qui le thème de la lumière est le plus présent. Terme privilégié dans l’expression de la divinité, la lumière permet de faire le lien entre une formulation positive de Dieu (« Dieu est lumière ») et une vision en «négatif» (Dieu éblouit) : les théologies dites apophatique et cataphatique sont une seule et même théologie. Du côté anthropologique, l’incarnation du Fils, «lumière née de la lumière », donne un sens nouveau à l’un des mots qui, en grec, désignent l’être humain : le mot phôs. Par une révélation pour ainsi dire «photographique», l’homme trouve dès lors sa propre identité en Dieu, ainsi que le chemin de sa divinisation. 


Après-midi 
Président : Denis Villepelet 

- 14h30/15h15 : Christelle Brun (ICP)
Jérôme etAugustin, lumières pour la Foi de Claudel . La lecture claudélienne de la Bible s’appuie exclusivement sur la Vulgate, et Saint Jérôme est pour le poète un véritable compagnon de route dans son exploration du texte sacré, qu’il lit Concordance sous le coude et en lien avec les grand Pères de l’Eglise, notamment Augustin. Il y puise des Lumières qui fructifient dans sa vie de croyant bien sûr, mais aussi d’homme (sa lecture priante de la Bible lui permet de mieux comprendre les événements auxquels le diplomate est confronté), et de poète (par exemple, sa traduction progressive du psautier presque entier sera l’occasion de tout un travail avec Darius Milhaud qui en met certains en musique). 

- 15h15/16hPierre Cortot (docteur en sciences du langage, arts et littérature)
Poésie et musique: résonances, consonances, rivalités. Les rapports entre poètes et musiciens, si l’on s’en tient à la théorie, sont paradoxaux: les consonances le disputent aux rivalités et aux exclusions. Mieux vaut se pencher sur les pratiques des artistes eux-mêmes qui ont toujours su marier, «la même vibration du sentiment», selon l’heureuse formule de Darius Milhaud.
 

- 16h15/17hJean-Pierre Lemaire (poète, Grand Prix de l’Académie française) 
Du soleil d’Icare à la lumière de Bartimée L’hésitation entre deux soleils dans un parcours poétique 


Soirée

- 19hConcert à l’Eglise Saint-Joseph des Carmes
Eric Blanchard,  Tiphéreth: lumière et ombre Oeuvres de Debussy, Satie, Poulenc, Scriabin, Lutèce, Cziffra, Blanchard
 

Infos pratiques : 

Tarifs pour la journée : 25 euros 
Renseignements et inscriptions : Secrétariat de l'ISTA
21 rue d'Assas 75270 Paris cedex 06
tel : 01 44 39 52 54 - ista@icp.fr