Exposition des laves émaillées de l’église Saint-Vincent de Paul à Paris
Date de publication : 21/07/2011
Depuis le 26 juin 2011, l’église Saint-Vincent de Paul, dans le 10ème arrondissement de Paris, célèbre la « repose » des laves de Pierre-Jules Jollivet sur la façade de l’édifice après une absence de presque 150 ans
du dimanche 26 juin 2011 au dimanche 30 octobre 2011
« L’affaire des laves »
La construction de l’église Saint-Vincent de Paul commença en 1824, à la fin du règne de Louis XVIII. Son architecte, Jacques-Ignace Hittorff, fit appel à Pierre-Jules Jollivet pour en décorer la façade de motifs colorés, à la façon des temples de l’Antiquité. Pour faire face aux difficultés d’une polychromie extérieure, il s’intéresse au procédé de peinture émaillée sur plaque de lave volcanique, technique résistant aux atteintes du temps.
Le premier tableau, représentant la Trinité, fut posé en 1846. Par la suite, six tableaux furent mis en place en 1860, trois figurant des épisodes de l’Ancien Testament : la création d’Eve, le Péché d’Adam et Eve et le Châtiment d’Adam et Eve ; les trois autres figurant des épisodes du Nouveau Testament : l’Adoration des Mages, le Baptême du Christ et la Cène.

La création d'Eve, la chute d'Adam et Eve, Adam et Eve chassés du Paradis,
Pierre-Jules Jollivet, peinture émaillée sur lave volcanique © D.R.
Dès leur mise en place sur la façade de l’église, ces tableaux firent scandale et furent donc retirée donc l’année suivante. Les fidèles de l’époque se trouvaient en effet choqués d’être confrontés, aux images de la Création et du Christ dévêtu recevant le baptême. Dès lors, ils tombèrent dans l’oubli. Ce n’est qu’en 1998 que la Ville de Paris décida de les restaurer et de les exposer au Musée de la Vie Romantique.
L’église Saint-Vincent de Paul
Eglise monumentale culminant dans le 10ème arrondissement de Paris, Saint-Vincent de Paul symbolise le retour de l’Eglise après la Révolution. Dès l’extérieur, elle présente de nombreux symboles. L’attique est dominé par les quatre évangélistes et les douze colonnes du proche symbolisent les apôtres.
Tout comme l’extérieur avant le retrait des laves, l’intérieur de l’édifice reflète la volonté de polychromie de l’architecte Jacques-Ignace Hirtoff. Les plafonds sont inspirés de ceux, très colorés, des basiliques romaines antiques et la nef est ornée d’immenses peintures à la cire qui commencent sous l’orgue et s’étirent jusqu’au chœur. Mesurant environ 90 mètres de long, cette gigantesque peinture, représentant les saints et les saintes sur fond or, apparait à la fois comme un symbole de la mission évangélisatrice de l’Eglise et comme un moment de grâce et de poésie pour les visiteurs et les fidèles.
Après 150 ans d’une façade vide et austère, dépourvue de ses couleurs d’origine, l’église Saint-Vincent de Paul retrouve enfin ces peintures émaillées extérieures. Tout l’édifice retrouve alors son unité et sa cohérence d’origine et la communauté chrétienne parisienne découvre une nouvelle richesse de son patrimoine religieux.

Le Baptême du Christ, La Cène,
Pierre-Jules Jollivet, peinture émaillée sur lave volcanique © D.R.
Informations pratiques
Eglise Saint-Vincent de Paul
12 rue Bossuet
75010 Paris
Paroisse Saint-Vincent de Paul
5, rue de Belzunce
75010 Paris
Tel : 01 48 78 47 47
Fax : 01 40 16 05 32
Email : paroisse.svp@wanadoo.fr
Internet : www.paroissesvp.fr


